Lien de l'article copié !

Contentions en psychiatrie

Écrit par :

Equipe éditoriale

Equipe éditoriale

Service : Smart Infirmier

Présentation :
Équipe éditoriale de Smart Infirmier

Introduction

En psychiatrie, la gestion des comportements d’agitation sévère ou de violence imminente peut amener les équipes soignantes à recourir à des mesures contraignantes : la contention physique (manuelle ou mécanique) et la contention chimique (sédation médicamenteuse). Ces pratiques occupent une place singulière dans le soin psychiatrique, à la croisée de la protection du patient, de la sécurité des équipes et du respect des droits fondamentaux de la personne.

En France, plus de 25 000 patients hospitalisés en psychiatrie sont placés en isolement chaque année, ce qui illustre à quel point ces mesures, bien que considérées comme exceptionnelles, font partie de la réalité quotidienne des soignants en unité psychiatrique.

La Haute Autorité de Santé (HAS) est claire à ce sujet : l’isolement et la contention sont des mesures de dernier recours, uniquement justifiées par la prévention d’un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui. Elles ne peuvent jamais être décidées par anticipation ou « si besoin ».  Sur le plan légal, l’article L. 3222-5-1 du Code de la santé publique, issu de la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016, encadre strictement leur mise en œuvre : elles sont réservées à la décision d’un psychiatre, pour une durée limitée, et doivent être tracées dans un registre spécifique.

Pour l’infirmier(ère), ce cadre soulève des questions complexes et fondamentales : comment concilier le soin avec la contrainte ? Quel est son rôle propre dans la décision, la mise en œuvre et la surveillance de ces mesures ? Quelle est la différence entre contention physique, mécanique et chimique ? Et surtout, quelles alternatives existent pour réduire le recours à ces pratiques ?

La littérature internationale souligne d’ailleurs que la contention et l’isolement peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques délétères pour les patients, notamment chez des personnes dont le vécu traumatique est fréquent : entre 50 et 80 % des patients hospitalisés en psychiatrie présentent des antécédents de trauma. Cette réalité renforce l’impératif d’une approche centrée sur la désescalade et le soin relationnel.

Contention physique

En psychiatrie, il n’est pas rare d’avoir recourt à la contention physique ou à la contention mécanique, devant le risque d’agitation ou de passage à l’acte auto ou hétéro-agressif ou lors d’un épisode avéré de passage à l’acte. Il peut donc être préventif, ou secondaire à un acte du patient.

La Haute Autorité de Santé (HAS) fait la distinction entre la contention physique, qu’elle définit comme étant une pratique « manuelle et se caractérisant par le maintien ou l’immobilisation du patient en ayant recours à la force physique » , et la contention mécanique définie comme étant « l’utilisation de tous moyens, méthodes, matériels ou vêtements empêchant ou limitant les capacités de mobilisation volontaire de tout ou partie du corps dans un but de sécurité pour un patient dont le comportement présente un risque grave pour son intégrité ou celle d’autrui ».

 

L’objectif principal de cette pratique d’ultime recours est d’immobiliser le patient, à l’aide d’un matériel adapté, afin de l’empêcher, dans un excès d’angoisse ou d’agitation, de commettre un acte pouvant le mettre lui ou les personnes environnantes en situation de danger immédiat.

Il faut garder en tête que cet acte, parfois indispensable, n’en demeure pas moins une privation de liberté et qu’il faut être à même d’en évaluer le plus fréquemment possible la pertinence et se questionner sur l’aspect bénéfice/risque vis-à-vis du patient mis en contention.

Il est important de souligner qu’une contention n’est pas un soin « esseulé ». Il est impensable de laisser un patient mécaniquement retenu sur un lit sans une thérapeutique médicamenteuse adaptée en complément. Son but est de venir soulager la tension du patient, ses angoisses, l’apaiser, afin que la contention soit la plus brève possible et puisse être levée au plus vite.

 

Mise en place :

  • C’est un acte sur prescription médicale
  • Dans un lieu adapté : salle de soins intensifs/ chambre d’isolement. Idéalement, lit scellé au sol (pour éviter les déplacements et risques physiques pour le patient en cas d’agitation). Attaches, préférentiellement aux poignets, aux pieds et une ceinture ventrale.
  • Il est à réaliser en équipe et nécessite une coordination pour éviter que l’acte soit délétère pour l’équipe comme pour le patient.
  • La contention étant un soin d’ultime recours, le patient aura au préalable été averti et un traitement lui aura généralement été proposé en amont.
  • Un traitement médicamenteux y sera obligatoirement associé.

 

Surveillance :

  • Surveillance rapprochée et précise :
    • De la circulation sanguine aux points d’attache
    • Des éventuelles lésions et autres traumatismes cutanées liés à la mise en pratique de la contention
    • Des paramètres vitaux (tension, fréquence cardiaque, température, saturation en oxygène, glycémie…)
  • Assurer la traçabilité (sur un support spécifique présent dans le dossier du patient) des informations recueillies auprès du patient et leur bonne transmission à l’ensemble de l’équipe soignante dans son ensemble (à l’écrit comme à l’oral)
  • Surveillance des besoins vitaux (élimination, hydratation, repas)
  • Veiller au respect de l’intimité et à l’intégrité physique du patient. un patient placé en contention est vulnérable;
  • S’assurer de l’efficacité des thérapeutiques médicamenteuses associées.

 

Informations et conseils :

  • Expliquer au patient la nécessité de la mise en contention, pendant et suite à l’acte.
  • Faire des entretiens infirmiers fréquents ainsi qu’une évaluation clinique du rapport bénéfices/risques auprès du patient.
  • Bien signifier au patient que la contention est un soin dont la nécessité est réévaluée médicalement dans les 6h suivant la mise en place de contentions, puis toutes les 24h si le soin doit se poursuivre. Son principal objectif est de calmer un moment de tension trop importante ou d’agitation psychomotrice et de protéger le patient et autrui.

 

Le professionnel doit garder à l’esprit que la contention est un soin paramédical, sur prescription médicale. Il est donc important d’être en mesure de l’expliquer au patient ainsi qu’à son entourage.

Contention chimique

  • Définition

Par opposition à la contention physique ou mécanique, la contention chimique consiste en l’administration d’un traitement pyschotrope visant à résorber ou inhiber la crise.

Elle peut être utilisée dans le cadre de l’urgence, ou sur du long terme, par le biais notamment de traitement par injections retard.

Les traitements utilisés en psychiatrie sont des traitements dits psychotropes, c’est-à-dire qui agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau afin d’améliorer les troubles ou dysfonctionnements de l’activité psychique.

 

  • Objectifs

Le recours aux traitements pyschotropes a plusieurs objectifs :

    • La gestion des troubles du comportement dans un contexte d’urgence (agitation psychomotrice par exemple), permettant la mise en sécurité du patient, de son entourage ainsi que de l’équipe soignante
    • Un objectif thérapeutique : sur du « long terme », il s’agit de canaliser les éventuels risques de passage à l’acte auto ou hétéro-agressif, gérer les crises d’angoisse, afin de permettre un travail de fond relationnel et la continuité du suivi dans de bonnes conditions.

 

  • Conduite à tenir
    • Le patient doit systématiquement être informé de la prise médicamenteuse et de la molécule administrée, que cette prise soit consentie ou non : le patient doit savoir pourquoi ce traitement est administré, son objectif, ses effets secondaires, et donc les surveillances qui en découlent.
    • Les paramètres vitaux du patient doivent être contrôlés avant adminitration.
    • Parfois, un ECG doit être réalisé avant la prise du traitement, notamment concernant les neuroleptiques.
    • Privilégier un endroit calme pour la dispensation des thérapeutiques (chambre, salles de soins….)

 

  • Les médicaments en psychiatrie

Il existe plusieurs familles de médicaments en psychiatrie dont vous pourrez retrouver les indications, effets secondaires, surveillances… sur la plateforme smartinfirmier.fr .

    • Les neuroleptiques ou antipsychotiques
    • Les antidépresseurs
    • Les anxiolytiques
    • Les régulateurs de l’humeur
    • Les hypnotiques

Contention psychique

  • Définition

Il n’existe pas à proprement parler de définition concernant la notion de « contention psychique ». D’après le site ortolang.fr, la contention de la pensée serait « la capacité de la pensée à contrôler ses automatismes. »

 

  • Objectifs

L’objectif est de tenter de rassembler les pensées parfois dispersées. Cette fuite des idées, ou leur trop grande survenue dans l’esprit du patient, peut générer une angoisse intense pouvant évoluer crescendo et aboutir à l’extrême à des épisodes d’agitation psychomotrice ou à des passages à l’acte auto ou hétéro-agressifs. Rassembler les pensées d’un patient, c’est parvenir à rassurer un patient anxieux ou angoissé. Il s’agit donc d’agir pour prévenir, d’anticiper.

 

  • Technique
    • Premier temps : Il est indispensable d’être en communication avec le patient. Avoir conscience pour le patient de son mal-être psychique et d’une éventuelle désorganisation, c’est débuter le soin. Ici, les entretiens infirmiers sont importants. Si la pensée du patient s’excentre et « déborde » de son enveloppe corporelle, toute stimulation ou acte deviendra source de désorganisation supplémentaire. Il est important de l’aider à se recentrer, qui ) être parfois plus directif dans l’échange et dans la prise de décision.
    • Second temps : Pour éviter tout risque d’agitation, le patient peut être installé dans un environnement calme, de dimension réduite ( chambre, bureau d’entretien, etc.) L’objectif étant d’éviter les stimulations extérieures, et de réduire le champ de réflexion et d’action du patient à un cadre spatial réduit.  Plus « confiné », le patient sera probablement moins sujet au risque d’agitation. Il nécessitera tout de même une surveillance accrue et une réévaluation rapprochée, avant d’envisager la solution thérapeutique et/ou mécanique si cele s’avérait nécessaire par la suite.

La chambre d'isolement

  • Définition

La contention en chambre d’isolement dit thérapeutique est le « placement du patient à visée de protection, lors d’une phase critique de sa prise en charge thérapeutique, dans un espace dont il ne peut sortir librement et qui est séparé des autres patients. Tout isolement ne peut avoir lieu que dans un lieu dédié et adapté ».

 

  • Objectifs
    • Isoler le patient est un moyen de restreindre au maximum toute stimulation relationnelle (hormis celle de l’homme avec lui-même).
    • L’objectif principale de la mise en chambre d’isolement thérapeutique est la reprise apaisées des relations que le patient se doit d’entretenir avec l’extérieur.
    • Autrement dit, ce soin a pour objectif la prévention d’une violence imminente du patient et peut-être aussi une réponse à une violence immédiate, non maîtrisable, sous-tendue par des troubles mentaux. Cette violence présentant un risque grave pour l’intégrité du patient ou celle d’autrui.
    • L’isolement doit permettre aussi au sujet de rentrer en relation avec lui-même.

 

  • Matériel nécessaire
    • Un espace dédié qui doit respecter l’intimité et la dignité du patient et permettre le repos et l’apaisement
    • L’espace d’isolement bénéficie d’un accès aux toilettes et à la douche. Il est entretenu et propre.
    • La disponibilité de la chambre du patient est assurée à tout moment.
    • La mesure d’isolement est faite dans un espace prévu et dédié à cet effet afin de procurer un environnement soignant et sécurisé, notamment sur le plan architectural.
    • L’absence de tout objet dangereux est vérifiée dans l’espace d’isolement ainsi que sur le patient. En cas d’existence d’un objet dangereux, les mesures adaptées sont prises.
    • L’espace d’isolement est pourvu d’équipements de qualité ne présentant pas de danger pour le patient, notamment un mobilier (lit, siège…) confortable mais sécurisé et robuste ne pouvant devenir un objet dangereux.
    • Il est équipé de moyens d’orientation temporelle
    • Il permet à l’équipe d’observer et de communiquer facilement avec le patient.
    • Il est bien isolé et ventilé avec un contrôle de la température à l’extérieur de la pièce.
    • Il est équipé d’un dispositif d’éclairage pouvant être réglé de l’extérieur pour permettre la surveillance, mais incluant un éclairage qui peut être contrôlé par le patient.

 

  • Soins
    • Elle constitue un dernier recours et est effective pour une durée limitée, et uniquement de manière adaptée, nécessaire et proportionnée au risque, après une évaluation médicale du patient.
    • Il est indispensable, au moment de la mise en place de la mesure d’isolement, de donner au patient des explications claires concernant les raisons de l’isolement et les critères permettant sa levée.
    • Dans la recherche d’une alliance thérapeutique avec le patient, sauf dispositions prévues par la législation (majeurs sous tutelle, mineurs) et dans le respect du code de déontologie, il est demandé au patient s’il souhaite prévenir sa personne de confiance ou un proche.
    • Chaque examen ou surveillance est réalisé(e) par au moins deux membres de l’équipe soignante. Le rythme de surveillance de l’état somatique et psychique par l’équipe soignante est précisé par le médecin et adapté en fonction des nécessités thérapeutiques et du (des) risque(s) par le patient.
    • L’isolement doit être levé, sur décision médicale, dès que son maintien n’est plus cliniquement justifié.

Législation

En France, l’isolement et la contention en psychiatrie sont strictement encadrés par l’article L. 3222-5-1 du Code de la santé publique. Ces mesures constituent des pratiques de dernier recours et ne peuvent concerner que des patients hospitalisés à temps complet dans le cadre de soins psychiatriques sans consentement. Elles ne peuvent être mises en œuvre que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou pour autrui, après évaluation de la situation, et doivent être adaptées, nécessaires et proportionnées au risque. La décision relève du psychiatre et doit être motivée. La mesure doit également faire l’objet d’une surveillance somatique et psychiatrique stricte, réalisée par des professionnels de santé désignés et tracée dans le dossier médical

La loi fixe également des durées maximales : l’isolement est décidé pour une durée maximale de 12 heures et peut être renouvelé dans la limite d’une durée totale de 48 heures, tandis que la contention ne peut être utilisée que dans le cadre d’une mesure d’isolement, pour une durée maximale de 6 heures, renouvelable dans la limite de 24 heures. Au-delà de ces durées, des conditions spécifiques s’appliquent et le juge des libertés et de la détention peut être amené à autoriser le maintien de la mesure.

Enfin, chaque établissement autorisé en psychiatrie doit tenir un registre des mesures d’isolement et de contention et établir annuellement un rapport sur ces pratiques ainsi que sur les actions mises en œuvre pour en limiter le recours. Pour les infirmiers, cela souligne l’importance d’une surveillance rigoureuse, d’une traçabilité précise des soins et de la réévaluation régulière de la nécessité de la mesure. La Haute Autorité de santé rappelle par ailleurs que ces pratiques doivent rester exceptionnelles et s’inscrire dans une démarche de soins, après échec des mesures alternatives

Aspect éthique

Au-delà de son cadre légal, le recours à la contention en psychiatrie soulève des enjeux éthiques importants pour les professionnels de santé. La contention constitue une atteinte à la liberté de mouvement et peut être vécue par le patient comme une expérience de perte de contrôle, d’humiliation, d’angoisse ou de violence. Son utilisation doit donc conduire les soignants à s’interroger sur le bien-fondé de la mesure, ses objectifs et ses conséquences pour le patient. Les principes de respect de la dignité, de l’autonomie, de la liberté et de la bientraitance doivent rester au cœur de la prise en charge. Même lorsqu’une contention apparaît nécessaire pour prévenir un danger, le patient demeure une personne titulaire de droits et doit être informé, dans la mesure du possible, des raisons de la mesure et de son déroulement. Pour l’infirmier, la réflexion éthique consiste notamment à rechercher systématiquement les alternatives les moins contraignantes, à utiliser la contention uniquement lorsque cela est nécessaire et proportionné à la situation, puis à réévaluer régulièrement sa pertinence. La relation soignant-soigné ne doit pas se limiter à la gestion du risque : elle doit également permettre de préserver la confiance, la communication et la place du patient dans les décisions qui le concernent.

Enfin, un temps de reprise après la contention, avec le patient et l’équipe, peut permettre de comprendre ce qui s’est passé, d’identifier ce qui aurait pu être fait autrement et de prévenir autant que possible la répétition de telles situations.

Conclusion

La contention en psychiatrie est une pratique complexe, à la croisée des enjeux cliniques, légaux et éthiques. Elle ne doit jamais être considérée comme une réponse systématique à l’agitation ou à un comportement difficile, mais comme une mesure exceptionnelle, utilisée lorsque la situation l’exige et dans le respect du cadre réglementaire. Pour l’infirmier, son utilisation implique une évaluation clinique rigoureuse, une surveillance attentive, une traçabilité précise et une réévaluation régulière de la situation.

Au-delà de l’aspect technique, la contention interroge profondément la relation de soins : comment protéger sans porter atteinte inutilement à la liberté ? Comment assurer la sécurité tout en préservant la dignité et les droits du patient ? Ces questionnements font partie intégrante de la pratique infirmière en psychiatrie. Comprendre le cadre légal, connaître les alternatives et développer une réflexion éthique sont donc essentiels pour garantir des soins sécurisés, proportionnés et respectueux de la personne.

Bibliographie

HAUTE AUTORITÉ DE SANTÉ. Isolement et contention en psychiatrie générale [en ligne]. Saint-Denis La Plaine : HAS, 2017.  Disponible à l’adresse : Haute Autorité de Santé – HAS – Professionnels

CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES LIEUX DE PRIVATION DE LIBERTÉ. Isolement, contention et restrictions de liberté dans les établissements de santé mentale [en ligne]. Paris : CGLPL. [Consulté le 23 septembre 2026]. Disponible à l’adresse : Site du Contrôleur général des lieux de privation de liberté

FRANCE. Code de la santé publique : article L. 3222-5-1. Légifrance [en ligne]. Paris : Direction de l’information légale et administrative. Disponible à ‘ladresse : Légifrance – Le service public de la diffusion du droit

ORTOLANG.ORTOLANG : plate-forme d’outils et de ressources linguistiques pour un traitement optimisé de la langue française [en ligne]. 2026. [Consulté le 23 septembre 2026]. Disponible à l’adresse : ORTOLANG – Plate-forme d’outils et de ressources linguistiques pour un traitement optimisé de la langue française

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Profitez d’un abonnement d’un an à Smart Infirmier fourni par notre partenaire Vitalis Médical, qui se chargera de vous trouver les missions qui VOUS correspondent en tant que professionnel.le de santé !.

Une question concernant la plateforme d’apprentissage IFSI ? Contactez-nous !