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L’essentiel à savoir sur l’ECG

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Introduction

L’électrocardiogramme (ECG) est l’un des examens complémentaires les plus réalisés en milieu hospitalier. Son importance est capitale : c’est l’outil diagnostique de référence pour les arythmies et l’évaluation rapide des syndromes coronariens aigus. En France, conformément aux recommandations de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU), l’ECG doit être réalisé dès l’admission de tout patient présentant une douleur thoracique ou des symptômes évocateurs d’un syndrome coronarien aigu.

Principes physiologiques

L’activité électrique cardiaque

Le cœur génère ses propres impulsions électriques. La propagation normale suit le trajet suivant :

  1. Nœud sino-atrial (NSA) : pacemaker naturel (60–100 bpm), situé dans l’oreillette droite → génère l’onde P
  2. Nœud auriculo-ventriculaire (NAV) : ralentit la conduction pour permettre le remplissage ventriculaire → correspond à l’espace PR
  3. Faisceau de His → branches droite et gauche → réseau de Purkinje : activation rapide des ventricules → correspond au complexe QRS
  4. Repolarisation ventriculaire → correspond à l’onde T

Les 12 dérivations : ce qu’elles « voient »

L’ECG standard à 12 dérivations explore le cœur sous différents angles :

Groupe de dérivations Dérivations Territoire cardiaque exploré
Inférieur D2, D3, aVF Paroi inférieure (coronaire droite)
Latéral haut D1, aVL Paroi latérale haute (circonflexe)
Latéral bas V5, V6 Paroi latérale basse (IVA distale)
Antéroseptal V1, V2, V3, V4 Septum et paroi antérieure (IVA proximale)
Cavitaire droit aVR Cavités droites

 

Source : https://www.fedecardio.org/je-m-informe/l-activite-electrique-du-coeur/

Technique de pose

Une mauvaise pose d’électrodes est la première cause de tracé ininterprétable. Voici le positionnement standardisé :

Électrodes des membres

Électrode Couleur (norme CEI) Placement
RA (bras droit) Rouge Face interne poignet droit
LA (bras gauche) Jaune Face interne poignet gauche
LL (jambe gauche) Verte Face interne cheville gauche
RL (jambe droite) Noire Face interne cheville droite (masse)

 

Électrodes précordiales

Électrode Couleur (norme CEI) Placement
V1 Rouge 4e espace intercostal (EIC), bord droit du sternum
V2 Jaune 4e EIC, bord gauche du sternum
V3 Vert Entre V2 et V4
V4 Marron 5e EIC, ligne médioclaviculaire gauche
V5 Noir Ligne axillaire antérieure, même niveau que V4
V6 Violet Ligne médiaxillaire, même niveau que V4

 

Conseils pratiques pour un tracé de qualité

  • Préparer la peau : dépiler si nécessaire, nettoyer et sécher la peau (réduction des artefacts)
  • Positionner le patient en décubitus dorsal, en repos depuis au moins 5 minutes
  • Vérifier l’absence de mouvement et d’interférences électriques (téléphones, autres appareils)
  • Étiqueter systématiquement le tracé : nom, prénom, date/heure, contexte clinique
  • Signaler au médecin si le tracé paraît artefacté avant d’envisager une ré-analyse

Il existe plus moyens mnemotechnique pour se rapler des couleurs des electrodes des membres. Comme par exemple « Le soleil sur la prairie » pour le côté gauche et « le feu sur le bitume » pour le côté droit.

Source : https://medikapro.fr/blogs/guide/position-ecg-12-derivations-schema-reperes-anatomiques-et-erreurs-a-eviter?srsltid=AfmBOopuCaYZBjao_9fNyI00swdJft-voJlECcf80Q5pHuFByYoUTaJd

Lecture du tracé : ondes, intervalles et normes

Bien que la lecture de l’ECG soit médical, il est important de pouvoir comprendre le tracé afin d’être en mesure d’alerter le plus rapideemnt possible quand celà est nécessaire

Élément Signification physiologique Valeur normale
Onde P Dépolarisation auriculaire Durée < 120 ms ; amplitude < 2,5 mm ; positive en D2, D3, aVF
Espace PR Conduction nœud AV 120–200 ms (3–5 petits carreaux)
Complexe QRS Dépolarisation ventriculaire Durée < 120 ms (3 petits carreaux)
Segment ST Phase de plateau Isoélectrique (ni sus ni sous-décalé)
Onde T Repolarisation ventriculaire Positive dans toutes les dérivations sauf aVR
Onde U Post-dépolarisation ventriculaire Inconstante, petite, positive
Intervalle QT Dépolarisation + repolarisation QTc < 440 ms (homme), < 460 ms (femme)
Intervalle R-R Durée d’un cycle cardiaque Régulier en rythme sinusal

Calcul de la fréquence cardiaque

Sur un ECG tracé à la vitesse standard de 25 mm/s :

  • 1 petit carreau = 40 ms
  • 1 grand carreau = 200 ms

Méthode rapide : FC (bpm) = 300 ÷ nombre de grands carreaux entre deux ondes R consécutives

 

La méthode systématique en 8 étapes : ne rien oublier

Pour chaque ECG, appliquez toujours le même ordre :

  1. Vérification technique : vitesse (25 mm/s), étalonnage (1 mV = 10 mm), absence d’artefacts, identité du patient
  2. Fréquence cardiaque : normale entre 60 et 100 bpm
  3. Régularité du rythme : régulier ou irrégulier (intervalles R-R)
  4. Analyse de l’onde P : présente ? positive en D2 ? chaque onde P précède-t-elle un QRS ?
  5. Analyse de la conduction : mesure du PR, du QRS, du QT
  6. Axe électrique : orientation de la dépolarisation ventriculaire (D1 et aVF)
  7. Analyse du segment ST : sus-décalage ou sous-décalage ?
  8. Analyse des ondes T et U : inversion ? amplitude anormale ?

L’ECG normal : les critères à connaître par cœur

Un tracé sinusal normal présente :

  • Onde P positive en D2, D3, aVF ; chaque onde P est suivie d’un QRS
  • PR entre 120 et 200 ms
  • QRS fins (< 120 ms), axe entre 0° et +90°
  • Segment ST isoélectrique
  • Ondes T positives en D1, D2, V4–V6

Les pathologies prioritaires à reconnaître

La fibrillation atriale (FA)

La FA est le trouble du rythme le plus fréquent : elle concerne entre 500 000 et 750 000 patients en France, avec une prévalence atteignant 10 % après 80 ans. Elle est responsable de 20 à 25 % de tous les AVC par embolie cérébrale.

Signes ECG caractéristiques :

  • Absence d’onde P visible
  • Ligne de base irrégulière (trémulations anarchiques)
  • QRS irréguliers (intervalles R-R variables)
  • QRS fins (sauf si bloc de branche associé)

Le diagnostic de FA ne peut être confirmé que sur un tracé ECG documentant l’arythmie. La prise d’un pouls irrégulier a une sensibilité de 95 % pour suspecter une FA, mais le tracé ECG est indispensable à la confirmation diagnostique.

Risques principaux :

  • Insuffisance cardiaque (fréquence ventriculaire rapide)
  • Risque thromboembolique artériel systémique (caillot atrial gauche)

Bloc Atrioventriculaire (BAV)

Définition

Le bloc atrioventriculaire (BAV) est un trouble de la conduction électrique entre les oreillettes et les ventricules, se traduisant par un ralentissement ou une interruption de la transmission de l’impulsion électrique au niveau de la jonction auriculo-ventriculaire et/ou du faisceau de His.

En d’autres termes : l’ordre électrique « part » des oreillettes, mais arrive mal, ou pas du tout, aux ventricules.

Causes fréquentes

Les principales étiologies des BAV sont :

  • Fibrose et sclérose idiopathiques du système de conduction (cause la plus fréquente)
  • Cardiopathie ischémique (infarctus du myocarde)
  • Médicaments ralentissant la conduction : bêtabloquants, digoxine, inhibiteurs calciques non-dihydropyridines
  • Maladies inflammatoires (myocardite, maladie de Lyme)
  • Causes congénitales
  • Augmentation du tonus vagal (sportifs, BAV 1er degré physiologique)

Classification en 3 degrés

Degré Mécanisme ECG Clinique
BAV 1er degré Ralentissement de la conduction (aucun QRS bloqué) PR > 200 ms, chaque P est suivi d’un QRS Asymptomatique, bénin
BAV 2e degré Mobitz I (Wenckebach) Allongement progressif du PR jusqu’à un QRS bloqué PR s’allonge, puis une onde P sans QRS Peut être physiologique (sportifs)
BAV 2e degré Mobitz II QRS bloqués sans allongement préalable du PR PR constant, puis onde P sans QRS soudainement Toujours pathologique, risque d’évolution vers BAV 3
BAV 3e degré (complet) Dissociation totale : aucune impulsion auriculaire n’atteint les ventricules Ondes P et QRS totalement indépendants, rythme d’échappement lent Urgence : syncope, arrêt cardiaque possible

Points clés :

  • BAV 1 → surveiller, rarement traiter
  • BAV 2 Mobitz I → surveillance, souvent bénin
  • BAV 2 Mobitz II → alerter le médecin : risque de passage brutal en BAV complet
  • BAV 3 → urgence absolue : le cœur est en dissociation totale, un rythme d’échappement ventriculaire lent (20–40 bpm) prend le relais, instable et insuffisant -> appel médical immédiat, préparer le matériel de stimulation

 

Les blocs de branche

Un bloc de branche est une interruption ou un ralentissement marqué de la conduction électrique dans l’une des deux branches du faisceau de His (droite ou gauche), responsable d’une activation ventriculaire anormalement lente et désynchronisée.

En temps normal, les deux ventricules sont activés simultanément et rapidement via les branches droite et gauche. En cas de bloc, le ventricule concerné est activé en retard, par propagation « de proche en proche » depuis l’autre ventricule, ce qui élargit le complexe QRS.

Type Critères ECG Durée QRS
Bloc de branche gauche (BBG) QRS élargi, aspect RSR’ en V5–V6, onde S en V1 > 120 ms
Bloc de branche droit (BBD) QRS élargi, aspect RSR’ en V1 (« oreilles de lapin »), onde S en D1, V6 > 120 ms

 

Un BBG de novo chez un patient avec douleur thoracique doit faire évoquer un SCA et appeler immédiatement le médecin, au même titre qu’un sus-décalage ST.

 

Le syndrome coronarien aigu (SCA) : l’urgence absolue

Le SCA désigne l’ensemble des manifestations cliniques aiguës de la cardiopathie ischémique, causées par la rupture ou l’érosion brutale d’une plaque d’athérome coronarienne, entraînant la formation d’un thrombus qui obstrue partiellement ou totalement l’artère.  Le muscle cardiaque, privé d’oxygène, souffre : c’est l’ischémie myocardique aiguë.

La classification du SCA repose sur l’ECG :

SCA avec sus-décalage ST (STEMI / SCA ST+)

  • Occlusion coronarienne complète et brutale par un thrombus
  • Sus-décalage ST significatif : > 1 mm dans 2 dérivations périphériques contiguës et/ou > 2 mm dans 2 dérivations précordiales contiguës
  • ECG doit être réalisé et interprété en moins de 10 minutes après le premier contact médical
  • Traitement : désobstruction mécanique urgente (angioplastie primaire)

SCA sans sus-décalage ST (NSTEMI / SCA ST-)

  • Représente environ 70 % des cas de SCA
  • Signes ECG : sous-décalage horizontal ou descendant du ST ≥ 1 mm, inversion d’ondes T, ECG parfois normal

Conduite infirmière devant un sus-décalage ST :

  1. Appel médical immédiat
  2. Mise en place d’une voie veineuse périphérique
  3. Monitoring continu (ECG, SpO2, PA)
  4. Prélèvements biologiques urgents (troponines, NFS, bilan de coagulation)
  5. Préparer le matériel de défibrillation (risque de fibrillation ventriculaire)

Les arythmies ventriculaires graves

Une arythmie ventriculaire est un trouble du rythme cardiaque prenant naissance dans les ventricules, en dehors du circuit de conduction normal (faisceau de His / réseau de Purkinje). L’impulsion électrique ne suit plus le chemin habituel : la dépolarisation ventriculaire est anormale, désynchronisée, ce qui se traduit par des QRS larges ≥ 120 ms sur l’ECG.

Arythmie Aspect ECG Urgence
Extrasystoles ventriculaires (ESV) QRS larges, prématurés, sans onde P précédente Variable selon contexte
Tachycardie ventriculaire (TV) QRS larges > 120 ms, FC > 100 bpm, régulière Urgence (risque FV)
Fibrillation ventriculaire (FV) Tracé anarchique sans QRS identifiable Arrêt cardiaque -> RCP immédiate
Torsades de pointes TV à axe rotatif, associée à QT long Urgence -> arrêt des facteurs déclenchants

L’asystolie

L’asystolie est définie par l’absence totale d’activité électrique cardiaque : le tracé ECG est plat, isoélectrique, sans aucun complexe QRS visible. C’est un rythme non choquable, contrairement à la fibrillation ventriculaire, la défibrillation n’a aucune indication dans l’asystolie.

Elle représente souvent le stade terminal d’un arrêt cardiaque non pris en charge : une fibrillation ventriculaire non traitée se dégrade progressivement en asystolie entre la 4e et la 8e minute, ce qui en fait un marqueur indirect du temps écoulé depuis l’arrêt. L’asystolie est donc un facteur pronostique péjoratif : la survie reste très faible, sauf si une cause réversible est rapidement identifiée et corrigée.

L'ECG 18 dérivations : aller plus loin que le standard

Pourquoi passer à 18 dérivations ?

L’ECG 12 dérivations standard présente un angle mort : il n’explore pas directement la paroi postérieure du ventricule gauche ni le ventricule droit. Or, un infarctus dans ces territoires peut rester totalement silencieux sur un tracé standard.

La Société Française de Cardiologie recommande de réaliser un ECG 18 dérivations devant toute douleur thoracique, notamment lorsqu’un sous-décalage ST en V1–V3 est présent : il peut en réalité s’agir du miroir d’un sus-décalage postérieur sur V7–V9.

Un STEMI postérieur ou du ventricule droit peut être manqué sur un 12 dérivations standard. L’ECG 18 dérivations peut changer radicalement la prise en charge.

Les 6 dérivations supplémentaires

  • 3 dérivations droites → explorent le ventricule droit
Électrode Placement
V1 Inchangé (4e EIC, bord droit du sternum)
V3R À mi-distance entre V1 et V4R, côté droit
V4R 5e espace intercostal droit, ligne médioclaviculaire droite

 

  • 3 dérivations postérieures → explorent la paroi postérieure du VG
Électrode Placement
V7 Même horizontale que V4, ligne axillaire postérieure gauche
V8 Même horizontale que V4, sous la pointe de l’omoplate (scapula)
V9 Même horizontale que V4, à mi-distance entre V8 et les épineuses vertébrales

 

Technique pratique : Pour réaliser un ECG 18 dérivations, on déplace les électrodes V4, V5, V6 vers les positions postérieures (V7, V8, V9), et on utilise des électrodes supplémentaires pour les dérivations droites. Il faut reporter immédiatement par écrit sur le tracé les positions modifiées pour éviter toute confusion lors de l’interprétation médicale.

 

Source : https://entraide-esi-ide.com/lelectrocardiogramme/

 

Ce que chaque groupe de dérivations supplémentaires explore

Dérivations Territoire exploré Artère coronaire responsable probable
V3R, V4R Ventricule droit Coronaire droite (CD)
V7, V8, V9 Paroi postérieure / basale du VG Coronaire droite ou Circonflexe
D2, D3, aVF + V7–V9 Territoire inférobasa Coronaire droite ou Circonflexe

Signes ECG à rechercher sur les dérivations supplémentaires

En V3R–V4R (infarctus du ventricule droit) :

  • Sus-décalage ST ≥ 1 mm en V4R : signe le plus sensible d’infarctus du VD
  • Souvent associé à un infarctus inférieur (sus-décalage D2, D3, aVF)

En V7–V9 (infarctus postérieur) :

  • Sus-décalage ST ≥ 0,5 mm dans au moins 2 dérivations contiguës parmi V7–V9
  • Le sous-décalage ST en V1–V3 sur le 12 dérivations standard est le miroir de ce sus-décalage postérieur

Quand réaliser un ECG 18 dérivations en pratique ?

  • Systématiquement devant toute douleur thoracique suspecte de SCA
  • Infarctus inférieur confirmé → chercher une atteinte associée du VD
  • Sous-décalage ST en V1–V3 inexpliqué → éliminer un miroir d’infarctus postérieur
  • ECG 12 dérivations normal ou douteux avec tableau clinique évocateur
  • Dans certains services d’urgences français, l’ECG 18 dérivations est réalisé en première intention par l’infirmier(e) d’accueil et d’orientation (IAO)

Rôle infirmier spécifique pour l’ECG 18 dérivations

  • Maîtriser le placement des 6 électrodes supplémentaires (patient en décubitus dorsal ou légèrement en décubitus latéral droit pour accéder au dos)
  • Annoter systématiquement le tracé : indiquer V7, V8, V9 et V3R, V4R à la main sur le papier
  • Ne jamais interpréter seul : transmettre immédiatement au médecin tout sus-décalage sur les dérivations supplémentaires

Conclusion

L’ECG est bien plus qu’un simple tracé sur papier : c’est une fenêtre ouverte sur l’activité électrique du cœur, et parfois, une fenêtre sur l’urgence vitale. Maîtriser sa réalisation, comprendre ses ondes et reconnaître ses anomalies fait partie intégrante du rôle infirmier, non pas pour diagnostiquer, mais pour alerter au bon moment, celui qui fait la différence.

Comme toute compétence clinique, la lecture de l’ECG s’acquiert avec la pratique, la répétition et la curiosité. Si vous souhaitez aller plus loin et tout comprendre sur l’ECG,  mais aussi sur l’ensemble du domaine de la cardiologie, nous vous recommandons l’ebook Smartinfirmier de cardiologie : une ressource complète, illustrée, pensée spécialement pour les étudiants infirmiers, pour consolider vos connaissances et aborder sereinement vos stages et examen.

Bibliographie

CARDIO-ONLINE (Société Française de Cardiologie). ESC 2024 : recommandations sur la fibrillation atriale [en ligne]. Paris : SFC, 2024. Disponible sur : https://www.cardio-online.fr/ressources-scientifiques/recommandations-cardio-vasculaires/2024/esc-2024-recommandations-sur-la-fibrillation-atriale

EUROPEAN SOCIETY OF CARDIOLOGY (ESC). 2024 ESC Guidelines for the management of atrial fibrillation [en ligne]. ESC, 2024. Disponible sur : https://www.escardio.org/guidelines/clinical-practice-guidelines/all-esc-practice-guidelines/atrial-fibrillation

MSD MANUALS. Fibrillation auriculaire [en ligne]. Édition professionnelle. Disponible sur : https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-cardiovasculaires/arythmies-cardiaques-spécifiques/fibrillation-auriculaire

SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE CARDIOLOGIE (SFC). Chapitre 13 – Item 232 : Fibrillation atriale [en ligne]. Paris : SFC. Disponible sur : https://www.sfcardio.fr/publication/chapitre-13-item-232-fibrillation-atriale

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